le drone : un outil essentiel !

Photographe Nantes Drone

Quand le drone se glisse dans votre quotidien professionnel…

Salon du mariage 2015 : mon premier salon pro depuis le lancement de l’activité.

Je regarde, je compare, je m’étonne : je suis le seul photographe à proposer des prestations par drone.

Heureuse surprise car, au delà des photos, qui restent bien entendu le critère de choix le plus essentiel, ce type de prestation me permet de proposer quelque chose de différent des autres professionnels présents, et donc de toucher une clientèle plus large.

A l’issue (ou presque) d’une première année de mariage plutôt dense, il est temps de faire un point sur ce que m’a amené le drone en tant que photographe (quel impact sur ma façon de voir et de regarder)  et en tant que créateur d’entreprise (quel impact financier et cible client).

Il est tout aussi intéressant de s’interroger sur ce qu’a apporté le drone aux clients, et si ceux-ci seraient prêts à le recommander auprès de leurs amis, confrères, collègues… bref, est-ce que le jeu (ou plutôt le coût) en valait la chandelle (ou le bas de laine) ?

Je lancerai un petit sondage d’ici peu auprès de mes mariés de l’année pour quelques premiers éléments de réponse à ce sujet, sondage qui sera mis en ligne sur ce blog, qu’on se le dise !

élément différenciant

La vente de drone a triplé en un an. la preuve d’un engouement certain de la part du grand public.

Mais si l’objet est devenu en très peu de temps un gadget plébiscité, son utilisation dans le cadre d’une activité photographique reste plus confidentielle.

La raison sans doute à l’investissement nécessaire pour un professionnel afin de pouvoir pratiquer en toute légalité. La démarche n’est pas des plus simple et passe nécessairement par l’obtention, en plus de toutes les assurances, homologation et agréments, d’un brevet théorique de pilote d’ULM. Unique brevet certifiant aujourd’hui notre capacité théorique à pratiquer.

C’est sans doute le frein le plus fort à une adhésion en masse, même si la pratique de la photo par drone est bien différente de la pratique au sol. Bon nombre de photographes seront sans doute rebutés.

En tant que pilote breveté de drone dans un monde professionnel pas si pressé que ça d’investir cette nouvelle technologie, c’est donc pour moi un formidable élément différenciant et donc un atout indéniable dans la pratique de mon activité.

objet de curiosité

L’engouement de la part du grand public pour les drone s’est largement confirmé lors de cette saison de mariage.

Les gens viennent me voir, me questionnent, s’intéressent à l’objet, et s’émerveillent pour certains devant mon pilotage très assuré 😉

Une occasion supplémentaire de communiquer et de s’intégrer aux invités !

Lorsque l’objet décolle, tous les yeux sont rivés sur lui. Plus qu’un simple outil, le drone est une animation à part entière

Et ça c’est aussi une sacrée bonne raison de s’y intéresser : En tant que photographe de mariage, j’estime avoir un rôle à la fois de témoin et à la fois d’animateur, car oui, pour réussir à faire sourire les gens tout en gardant le naturel, il faut savoir parfois faire preuve d’imagination, et ne pas hésiter à s’investir humainement.

 

une rééducation des sens

On s’aperçoit très vite lors des premiers vols (faits pour ma part dans une école de formation au pilotage) que le cadrage n’est pas du tout du tout évident. En tant qu ephotographes, nous avons des habitudes de cadrages, des habitudes de focales. Nous maitrisons les plongées et contre-plongées et jouons (beaucoup pour ma part) avec la profondeur de champs…

Dans ce sens, à moins d’avoir une expérience en photographie aérienne, les plans « drone » sont forcément déstabilisants : la vue aérienne « écrase » le sujet.

Il faudra donc souvent  adopter une altitude souvent assez basse et jouer avec les inclinaisons caméra afin de garder des avant-plans et des arrières plans et ainsi faire vivre l’image.

complexité lié à l’usage

La réelle difficulté réside dans la multiplication des outils.

Je sors souvent avec 2 reflex, une floppée d’objectifs, un flash, des piles et batteries en veux tu en voila, parfois un kit photobooth comprenant 2 flash de studio, un fond gris, trépieds, télécomande…

Mon premier drone était un DJI F550, monté par moi même. Autonomie minable, batteries lourdes et nombreuses. L’appareil photo que j’avais monté était un Sony RX100-II, compact expert largement plébiscité mais dont les batteries s’épuisent aussi rapidement. Du coup, il me fallait embarquer aussi les chargeurs pour tout ça.
Et lorsqu’on sort la bête, forcément on a oublié un cable déclencheur… ou bien l’écran de restitution vidéo est déchargé lui aussi…

Les débuts ont donc été assez fastidieux.

Une première solution au problème a été de revendre ce drone avec sa remorque de batterie et d’investir dans un « tout en un », le DJI Phantom 3 version Pro.

phantom-3-pro

Certes la qualité d’image en photo est un peu moins bonne que le RX100-II mais quel onheur en terme d’usage !! 20 minutes d’autonomie par batterie, un retour vidéo sur son smartphone (possibilité de vol immersif via un casque virtuel, moyennant un peu de bricolage), le tout dans un sac à dos : le bonheur.

Reste quand même une difficulté : celle d’être à la foire et au moulin. Pas facile de jongler entre les différents outils lorsqu’on doit, seul, assurer une journée de reportage photo.

Pas facile mais quel kiff 🙂

 

retour sur investissement

Le drone, s’il est un outil supplémentaire pour le photographe, reste une option (à moins de se spécialiser dans la photo drone pour les entreprises). Aussi le coût lié à son utilisation doit rester raisonnable pour le client. Difficile de facturer la sortie drone de 10 minutes le même prix que son forfait mariage 🙂

La rentabilité, en ce qui me concerne, me demandera 2 à 3 ans.

 

liens complémentaires :

Article Capital.fr

blog le Monde

 

 

 

 

 

 

2 comment(s)

L’utilisation d’un drone est un prolongement du métier de photographe. Il ne s’agit pas d’un équipement ou d’un outil de travail, c’est aussi un moyen de diversifier les prestations. Ce qui nécessite bien sûr un certain niveau.

C’est un peu jouer sur les mots 🙂 un reflex est un équipement au même titre qu’un flash, une télécommande…et donc un drone. Mais nous sommes d’accord il s’agit d’un prolongement assez naturel du métier. Encore confidentiel pour le moment.

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